DRAME ORDINAIRE CHEZ LES ROZENBLUM

Mercredi 11 août à 15h • Balcon Salle des fêtes

Gratuit, sur réservation 


Drame ordinaire chez les Rozenblum est une comédie partiellement autobiographique qui raconte l’histoire d’une famille juive habitant en Belgique. Daniel, le protagoniste, est metteur en scène et décide de monter un spectacle sur la musique du groupe Pink Floyd. Cela crée une levée de bouclier au sein de sa famille, parmi laquelle sa sœur, Fanny, et son père, Moïshe, ne peuvent supporter l’idée qu’un juif utilise cette musique, étant donné que Roger Waters, l’un des membres du groupe Pink Floyd, a farouchement critiqué la politique de l’Etat d’Israël. Moïshe et Fanny font tout pour empêcher Daniel d’aller au bout de son projet, alors que sa mère, Myriam, le soutient de manière inconditionnelle, comme toujours. Un cinquième personnage intervient, Jonas. Figure énigmatique, ce personnage biblique autoproclamé devient le confident imaginaire de Daniel.


Texte : José Besprosvany • Interprétation : Daniel – Nicolas Luçon, Moïshe – Jean-Luc Piraux, Myriam – Catherine Claeys, Jonas – Eric Castex, Fanny – Athéna Poullos

Avec la participation de Benjamin Vanslembrouck


José Besprosvany, chorégraphe et metteur en scène, est né en 1959 au Mexique. Il réside en Belgique depuis plus de vingt ans et a obtenu la nationalité belge en 2001. Il fait partie des rénovateurs de la danse contemporaine belge-francophone depuis le début des années 80 avec notamment la Cie Mossoux-Bonté, Pierre Droulers, Michèle Noiret ou encore Michèle-Anne de Mey.

Il suit des cours de théâtre (mime, mouvement, jeu d’acteur, masque) à l’École Jacques Lecoq (Paris). Durant sa formation à l’École Mudra dirigée par Maurice Béjart, José Besprosvany rencontre le musicien et pédagogue Fernand Schirren. Celui-ci lui apprend l’importance de la respiration et de la pulsation du cœur à la base de chaque geste exécuté, de chaque mot prononcé, leur rencontre sur et dans le corps et leur temporisation, donnant naissance au rythme. Ensuite, durant deux ans, il fait partie du Ballet du XXème siècle de Maurice Béjart.

En 1986, il fonde sa propre compagnie, toujours à la recherche d’autres modes d’expression. José Besprosvany compte à son répertoire des œuvres aussi fortes que différentes. Ses premières œuvres, plutôt minimalistes, sont Momentum (1984), Evento (1986) et Tempéraments (1988). Son travail se poursuit par une série de pièces interrogeant le rapport entre les langages classique et contemporain avec Von Heute auf Morgen (1989), Apollon la Nuit (1990) et Retours (1992). Il entame ensuite une réflexion sur les rapports entre le récit et la danse, avec Cuarteto (1993), construit sur un texte de Marguerite Duras, suivie de Hombre Alado (1995) et de Lara (1996), chorégraphie basée sur le texte anonyme d’une épopée espagnole du XVème siècle. Ses spectacles ont été programmés dans les hauts lieux de la danse contemporaine. En 1992, il crée aussi les chorégraphies des opéras Dido and Aeneas d’Henry Purcell et Medeamaterial de Pascal Dusapin, présentés au Théâtre Royal de la Monnaie.

A la fin des années 90, José Besprosvany remet son travail en question, le trouvant trop conforme à une certaine standardisation et décide de l’aborder sous un autre angle. En 1999, il présente alors, à côté de pièces de Maguy Marin et de William Forsythe, Dos y Dos (1999), une étonnante rencontre entre la danse et le flamenco joué « live ». Toujours en 1999, il crée la comédie musicale Belle à mourir d’après une légende kurde de Mamé Alan adaptée par Thomas Gunzig. Plus tard, Triptico (2002) et 9 (2005) marquent un intérêt accru pour les arts de la scène non-occidentaux tout en interrogeant les rapports Nord-Sud.

L’art de la marionnette est également devenu une composante importante dans son travail. La Princesse de Babylone (2003), conte de Voltaire porté à la scène dans un empire imaginaire est raconté et chanté par des comédiens, des danseurs, des musiciens et un conteur. A propos de Butterfly (2004), La Belle au bois de Dandaka (2007) et Prométhée enchaîné (2010) poursuivent cette recherche.

En 2011, Dobles a repris le concept de Récitations (2009) pour l’approfondir et en faire un duo subtil et technique pour corps et voix.

Il a créé en 2013 Œdipe, une adaptation d’Olivier Kemeid d’après Sophocle, qualifiée par la presse d’un « tableau complexe, mêlant tous les arts (de la parole à la musique, de la vidéo au mouvement chorégraphié), en une peinture sonore et visuelle raffinée et émouvante : le « puzzle » de José Besprosvany sur le pouvoir et l’identité est une de ses plus belles oeuvres, depuis longtemps. » (Christian Jade, RTBF, 15 janvier 2013).

En 2015 il crée Espejo, une pièce pour deux danseurs, et en 2017, José Besprosvany réussit la rencontre entre le chœur antique et la danse contemporaine dans Antigone de Sophocle au Théâtre Royal du Parc à Bruxelles, et à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve. En 2018 il revisite Petrouchka et L’Oiseau de feu de Stravinsky, spectacle présenté au Théâtre Royal du Parc à Bruxelles, et à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve, devant plus de 16.000 spectateurs.

Parallèlement à la danse, José Besprosvany s’intéresse aussi au théâtre et au cinéma. Il met en scène Elles (1996) de Nicole Malinconi, Les Indifférents d’Odilon-Jean Perier (1996), L’Invisible de Philippe Blasband ainsi que Prométhée Enchaîné d’Eschyle, adaptation d’Henry Bauchau (1998). Il réalise la vidéo-danse Andrès (1992) et le court-métrage Le Dessin (2004), présentés dans plusieurs festivals internationaux.

Parmi ses nombreux prix et distinctions, on peut citer Il Coreografo Electronico (Italie) et le Bert Leysen Prijs (Belgique) ainsi que l’attention du jury du Danscreen (Allemagne) pour la vidéo-danse Andrès (1993), le Prix du meilleur spectacle de l’année en Communauté française (Belgique) pour La Princesse de Babylone (2004), les Prix du public et des nouvelles formes au Festival Rainbow (Russie) pour A propos de Butterfly (2007).

 

 

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